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"Le savez-vous sur notre Tontolo ?": Sauvons le Canal des Pangalanes ! |
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Écrit par RAZAFIMAHILAZA Igino
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Mercredi, 10 Mars 2010 19:21 |
Pour cette 4ème Edition, nous allons parler du Canal des Pangalanes et son trésor ! Tout d’abord, voyons un peu son histoire : c’était à l’époque du général Gallieni que le canal fut creusé. Il s’étendait de Foulpointe à Farafangana, au sud de Tamatave et environ 628 km de long. Comme son nom indique, en malgache « Ampangalana » c’est à dire "où on embarque et où on débarque"
, il fut creusé pour faciliter l’évacuation des produits agricoles et miniers ruraux, des hauts-plateaux vers la côte, en d'autres termes : pour mieux exploiter notre trésor (riz, café, girofle, vanille, bois, poisson, pierres précieuses, etc.). Telle était la situation à l’époque de la colonisation et cela marchait très bien. Mais, de nos jours, tout a changé, ce n’est plus le même canal où l'on pouvait s'ébattre, faire la lessive, faute d'une trop grande saleté de l'eau. La question est : pourquoi un tel changement ? Pourtant ce canal peut nous offrir de nombreux avantages, aussi bien en ressources alimentaires qu’en potentialités économiques. Voici quelques variétés de poisson se trouvant dans le canal : masovoatoaka, atoho (carpe), tilapia, amalona,… Les paysans et pêcheurs côtiers en tireraient profit pour leur propre nourriture et pour le commerce, car le kilo de poisson coûte environ 6000 Ariary actuellement. Sans parler de l’écotourisme : le long du canal, de magnifiques paysages, et une faune et flore des plus riches sont en attente de visiteurs, comme Nosy vy et le Palmarodium. En moyenne, selon les opérateurs touristiques locaux, ils reçoivent 10 à 15 visiteurs par semaine.
Mais le malheureux dans tout cela, c'est que le canal et ses richesses subissent à l'heure actuelle de fortes menaces de pollutions toxique et chimique provenant des usines voisines, des exploitations non conformes à la norme, et du manque d’entretien.
Alors, chers jeunes, opérateurs économiques et surtout touristiques, chefs d'entreprises, responsables administratifs et décideurs dans cette belle région Antsinanana : il faut faire quelque chose, n’attendez pas qu’il soit trop tard ! Une petite campagne de reboisement au bord du canal, par exemple, c'est déjà quelque chose !
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